Déplacements dans le Seignanx : mobiliser l’intelligence collective

Déplacements dans le Seignanx : mobiliser l’intelligence collective
90% des actifs se rendent au travail en voiture, 20 000 véhicules circulent chaque jour sur la RD 810 et 8 000 sur la RD 817. Dans le Seignanx, la voiture est omniprésente, rendant l’accès à l’agglomération bayonnaise de plus en plus difficile.

Quelles solutions alternatives proposer, comment améliorer la desserte des transports collectifs existants, comment développer ou optimiser des liens entre plusieurs types de solutions alternatives (train, bus, covoiturage, pistes cyclables) ? Les habitants du Seignanx étaient conviés à venir exprimer leurs attentes et partager leurs idées avec les élus jeudi 23 février, dans le cadre d’une réunion publique à Saint-Martin de Seignanx.

Le point de départ de la réflexion a été posé par le diagnostic qui avait permis à l’Agence d’Urbanisme Atlantique et Pyrénées (AUDAP) de réaliser (2014/2015) le schéma des déplacements, document fondateur du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal. Paradoxalement, la Communauté de communes, compétente en matière d’aménagement du territoire, ne dispose pas aujourd’hui des compétences « transports collectifs » et « pistes cyclables ». Alors que la Communauté d’Agglomération Pays Basque s’installe et que le STACBA, syndicat des transports attaché à la précédente intercommunalité, va devoir se transformer, le président Eric Guilloteau, estimant que « la prise en compte des attentes de l’ensemble du Seignanx est plus que jamais d’actualité », fait appel « à l’intelligence collective ».

Les élus du Seignanx souhaitent porter un projet collectif et se donner les moyens d’accéder à cette compétence « transports collectifs et pistes cyclables ». Les études menées avec l’ancien syndicat de transports de l’agglomération bayonnaise ont montré que le prolongement des lignes de bus, qui s’arrêtent aujourd’hui à Tarnos, vers Ondres ou Saint-Martin de Seignanx, ne posait pas de problème financier.

Les personnes présentes dans la salle ont insisté sur des questions concrètes (sécurisation des piétons et des cyclistes, aires de covoiturage, espaces partagés, créations de liens entre plusieurs types de transport) et montré leur intérêt pour des expériences innovantes très peu coûteuses : Pédibus à Ondres, où les enfants sont accompagnés pour se rendre à l’école à pied ou Rezo Pouce, actuellement déployé sur le territoire voisin de Macs, qui revisite l’auto-stop en l’organisant et en le sécurisant.